Nogaro Classics 2021

23-25 juillet 2021
Circuit de Nogaro, France

Dernier meeting des Séries by Peter Auto avant la trêve estivale. Le soleil est au rendez-vous, les concurrents aussi pour défendre leurs points au classement. Un week-end de course qui s’est déroulé sur le circuit Paul-Armagnac dans la belle région du Sud-Ouest. Cela faisait depuis 1996, alors à l’occasion du BPR, que Peter Auto et ses équipes n’avaient pas organisé de course sur ce circuit. Compte-rendu de course.

The Greatest’s Trophy

Ce sont les automobiles du plateau The Greatest’s Trophy qui ouvrent le bal du meeting de Nogaro Classics. En tête de course, les Bizzarrini et plus particulièrement Leon Ebeling (#68) qui réalise un très beau départ devant Christian Bouriez (#46). Ce n’est pas la première fois que l’on peut observer ces deux voitures lutter pour la gagne. La Bizzarrini #46 s’envole entre les mains de Christian Bouriez mais c’est sans compter sur la ténacité de Leon Ebeling (#68). Il reste 18 minutes de course et surprise au niveau de la courbe Rocher Dubos, Christian Bouriez est immobilisé suite à une panne technique. Il perd la tête de la course, la voiture de sécurité entre en piste. Le restart est donné sous la conduite de Christian Dumolin en Ferrari 250 GT SWB (#20) mais face à la Bizzarrini, la Ferrari se fait vite rattraper. Christian est tellement concentré sur sa course qu’il en oublie par ailleurs de marquer son pitstop obligatoire. Il écope d’une sanction de trois tours de pénalité. La victoire revient à Leon Ebeling et sa terrible Bizzarrini.

Deuxième course du week-end. Tour de chauffe, la Maserati 300S (#224) s’arrête après la ligne droite des stands au niveau du virage de la Ferme alors qu’elle avait réalisé une belle course hier avec un podium à l’indice de performance. Le pilote, Conrad Ulrich (#224), est contraint d’abandonner avant même le feu vert. Le bolide est évacué alors que les autres automobiles du plateau The Greatest’s Trophy s’élancent. La Bizzarrini de Dirk Ebeling (#68) est, comme la veille, irréductible ! De son côté, Pierre-Alain Thibaut en Ferrari 250 SWB (#20), qui a relayé Christian Dumolin, compte bien prendre sa revanche sur la précédente course. Le pilote assure le show et réduit l’écart avec la #68. Il reste moins de 27 minutes et les deux voitures se talonnent. Le changement de leader se fait à plusieurs reprises mais leur querelle leur fait oublier une menace : Christian Bouriez, lui aussi en Bizzarrini (#46) qui finit par prendre la tête. Mais cela est de courte durée avec l’arrivée de Leon Ebeling (#68) en piste qui signe le tour le plus rapide en 1:46. Il reprend la première place et s’envole !

Endurance Racing Legends

Il est un peu plus de 14h00 quand l’Endurance Racing Legends s’élance sur la piste et Franck Morel donne déjà clairement le ton avec sa Dodge Viper GTS/R (#153). Au fil des tours, l’écart se creuse, la victoire lui semble assurée. Le cœur de l’action est clairement la bataille pour la troisième place qui fait rage entre Nick Padmore en Porsche 996 GT3-RS (#76) et Emmanuel Brigand en Porsche 997 GT3 RSR (#1). Le duel est absolument somptueux. Les deux pilotes se mènent une guerre sans relâche. Le drapeau à damier est agité dans les airs par le commissaire de piste, le verdict tombe c’est la Porsche 996 qui remporte l’affrontement ! Merci messieurs pour ce beau spectacle.

Dernière course du week-end. L’Endurance Racing Legends vient clore le Nogaro Classics. Frank Morel (#153), vainqueur de la précédente course en Classic Endurance Racing, change de monture et passe sur une Dodge Viper GTS/R. Il est à la première place sur la grille de départ et lance le peloton. Derrière lui, la Porsche 993 GT2 Evo de Benoit Romac (#52) et Emmanuel Brigand en Porsche 997 GT3 RSR (#1). Mais alors qu’il talonne la Porsche 993 GT2 Evo (#52), Emmanuel Brigand est en difficulté (#1), des flammes s’échappent de sa voiture, il rentre rapidement aux stands. Le verdict tombe quelques minutes plus tard, problème de pression d’huile, Emmanuel abandonne la course. La troisième place revient donc à la Porsche 993 GT2 (#18) pilotée par Heiko Ostmann. Une voiture, qui d’après nos amis d’Auto Hebdo, aurait participé et gagné à plusieurs reprises à célèbre course de Pike Peaks dans les années 90. Franck Morel (#153) est toujours en tête mais Benoit Romac (#52) le met sous pression. Soudain, la Dodge Viper (#153) est immobilisée juste avant le double S, elle chute au classement. Frank Morel n’arrive pas à redémarrer en raison d’une cassure nette et sévère au niveau de la transmission. La victoire revient à Benoit Romac et sa Porsche 993 GT2 Evo (#52).

Sixties’ Endurance

Les qualifications de la veille ont annoncé la couleur. En effet, les six voitures de tête se situent dans la même seconde. On y trouve des Shelby, une Jaguar Type E ainsi qu’une TVR Griffith. Damien Kohler et sa Shelby Cobra (#16) ouvrent la piste mais après quelques tours, il est rapidement rattrapé et mis en danger par Vincent Kolb (#64) et Urs Beck (#369) également à ses trousses. Une quatrième voiture vise elle aussi le haut du podium : la Shelby Cobra d’Yves Scemama (#152). Parti huitième sur la grille de départ, le pilote est endurant et remonte le classement pour finalement rejoindre la première place à ce moment là détenue par Urs Beck (#369). A peine quinze minutes après le début de la course et la #64 semble avoir des difficultés, cela se confirme quelques minutes plus tard avec un retour aux stands : problème de fuite d’huile au niveau des freins. Le pilote tente de revenir en piste mais il est rapidement contraint d’abandonner, quel dommage après ce si beau début de course ! 38 minutes avant la fin du temps réglementaire, la voiture de sécurité rentre en piste suite à une sortie de Vincent Neurisse (#181). De son côté, le pilote allemand Patrick Simon, qui à pris le relais du Suisse Urs Beck (#369) mène la course. Yvan Mahé (#152), alors en deuxième position, profite du restart de la course pour mettre la pression à la Shelby Cobra (#369) mais c’était sans compter sur Christophe Van Riet, qui lui aussi, vise la victoire et double Yvan à moins de quinze minutes de la fin pour se placer sur la seconde marche du podium. Et oui, il s’agit bien d’une course d’endurance !

Heritage Touring Cup

Le départ de la course de l’Heritage Touring Cup se fait sous la pluie sur une piste qui manque donc d’adhérence. Les Ford Escort mènent le jeu avec, en tête, Christophe Van Riet (#72). Il semblerait que les erreurs de pilotage soient fréquentes au niveau de l’épingle de l’école. Ce passage pose en effet quelques difficultés : Olivier Breittmayer (#22) part à la faute et tombe dans le classement, IDEM pour l’outsider de ce plateau la Mini Cooper S (#121) mais également pour le leader Christophe Van Riet. Le pilote belge arrive néanmoins à limiter la casse et sécurise une seconde position. La BMW 3.0 CLS (#20) de Pierre-Alain Thibaut, dans son sillage depuis plusieurs tours, mène désormais le jeu. De son côté, alors qu’il était parmi les favoris, Yvan Mahé (#60) semble être en difficulté et malheureusement cela se confirme quelques tours plus tard pour la Ford Capri RS 3100 qui retourne aux stands et est contrainte d’abandonner en raison de ratés de moteur. Nous sommes à 35 minutes du temps réglementaire, Pierre-Alain Thibaut est toujours en tête (#20) suivi de Christophe Van Riet (#72) talonné par Armand Mille (#150). La fenêtre de pitstop est ouverte et au même moment la Ford de Christophe Van Riet (#72) est immobilisée, abandon. Déjà plus de quarante minutes que les voitures de la belle époque du Tourisme courent sur le circuit Paul-Armagnac désormais sous la domination de Pierre-Alain Thibaut (#20) suivi d’Yves Scemama (#52), pourtant parti septième sur la grille. C’est pour la troisième marche du podium que la bataille fait rage entre Emille Breittmayer (#123) et Armand Mille en BMW 635 CSi (#150). Surprise, alors qu’il reste six minutes de course, Yves Scemama (#52) en deuxième position rentre aux stands, problème de transmission. Cela change la donne sur le haut du classement. Que de rebondissements sur cette course !

Fifties’ Legends

Il est temps pour le Fifties’ Legends, dernier plateau en date des séries by Peter Auto de prendre le départ. David Barrere (#25) a dominé le week-end lors des séances d’essais et des qualifications. Va-t-il remporter la course ? Verdict dans 45 minutes. Le feu vert s’allume, les voitures s’élancent. Serge Libens (#161) prend la tête dès le deuxième tour devant le favori David Barrere, tous les deux roulent en Austin. L’un en Healey 3000 Mk II (#161), l’autre en Cooper S (#25). Les Anglaises sont redoutables ! En effet à la troisième place, également une Mini Cooper S, celle de Simon Nobili (#21). Cela ramène à la belle époque des courses et des rallyes des années 50. Dernier quart d’heure de course, Serge Libens (#161) se retrouve deuxième après l’arrêt obligatoire aux stands. Christophe Beaudon en TVR Grantura Mk III (#43) a en effet profité de ce pitstop pour se propulser en haut du classement. Mais cela est de courte durée. En effet, la Direction de Course annonce un non-respect du temps obligatoire d’arrêt aux stands de Christophe Beaudon (#43). Le pilote écope de trois minutes de pénalité, Serge Libens (#161) remporte la course.

Classic Endurance Racing

Départ de la course avec Franck Morel (#131) aux commandes suivi de Frederic Bouvy en Chevrolet Monza (#55) et la Cheetah G601 de Beat Eggiman (#2). A peine cinq minutes après le début de la course que Philippe Scemama (#600) est de retour aux stands. La Lola T600 rencontre des problèmes au niveau des suspensions arrière. Elle repart néanmoins assez rapidement en piste. Nicolas Ciamin n’aura pas la même chance. En effet, la Porsche 911 Carrera RSR 3.0 fait un bruit étrange. Pour rappel la #79 avait déjà rencontré des soucis techniques la veille. Le verdict tombe, problème au niveau de l’échappement. Le pilote de rallye qui, rappelons-le, avait fait ses armes sur circuit avec notamment une victoire sur le circuit Paul-Armagnac est contraint d’abandonner. Ouverture du pitstop, les automobiles marquent l’arrêt. La fenêtre se referme et le top trois reste le même bien que la Chevrolet Monza (#55) se fasse régulièrement dépasser avant de reprendre le dessus sur la double droite de l’Escargot grâce à ses plus de 700 chevaux. Mais au fil des tours le pilote perd des places dans le classement et se retrouve à la sixième place au général. Franck Morel et sa TOJ SC206 (#131) restent imperturbables à la première place. La deuxième marche pour la Cheetah G601 (#1) et la troisième à Frédéric Da Rocha en Lola T298 (#1).

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