Grand Prix de l’Age d’Or : Group C, le retour ! Histoire des 1000 km de Dijon

Group C

Inauguré le 26 mai 1972, le circuit de Dijon-Prenois est retenu pour le championnat du monde des marques 1973, une grande première marquée par le duel Matra-Ferrari. Au terme d’un affrontement somptueux, la paire Pescarolo-Larrousse s’impose au duo Ickx-Redman. C’est parti pour la légende.

En 1975 Alfa Romeo inscrit son nom au Livre d’Or grâce à Merzario-Laffite avant que Porsche ne monopolise les deux podiums 1976 avec Jochen Mass-Jacky Ickx que ce soit pour les Gr6 ou les Gr5. Malgré une instabilité dans les règlements, le palmarès reste de qualité puisqu’en 1977 c’est l’Alfa Romeo 33TT12 d’Arturo Merzario-Jean Pierre Jarier qui se montre la plus véloce.

Pescarolo-Wollek en 1979, Joest-Merl-Ketterer en 79, Pescarolo-Barth en 1980, quelle que soit l’épreuve et la catégorie, les vainqueurs sont tous des grands noms du sport auto.

Suit ensuite un ‘’ trou ‘’ de neuf saisons pour des raisons diverses, mais en 1989 le Groupe C passe enfin par Dijon-Prenois. Aston Martin, Nissan, Toyota, Mazda, Lancia, Cougar sont là espérant s’immiscer parmi les deux Jaguar XJR-9, les treize Porsche 962C, dont une CK6 et une 962 GTi et pourquoi pas rêver, les deux C9 Sauber qui bénéficient de l’appui de Mercedes-Benz. A l’issue d’un peu moins de trois heures de sprint, surprise puisque la victoire revient au Joest Racing grâce à Bob Wollek-Franck Jelinski ! Un résultat resté dans les annales de l’endurance.

L’année suivante, avec un plateau équivalent, Sauber prend sa revanche grâce à Jean-Louis Schlesser-Mauro Baldi qui devancent l’autre C11, celle de Jochen Mass-Michael Schumacher et la Nissan de Julian Bailey-Mark Blundell plus rapides que les deux Jaguar reléguées en 4ème et 5ème positions.

La mise sur pied d’un championnat pour des prototypes animés par des moteurs de 3500 cm3 ex-F1 va ensuite dénaturer l’endurance qui ne retrouve le chemin de la Bourgogne qu’en 1994 avec la série BPR et un surprenant doublé Venturi (Michel Ferté-Michel Neugarten vainqueurs). Dijon figure à nouveau au calendrier mondial en 1998 avec les GT1 (victoire d’une Mercedes CLK LM avec Ludwig-Zonta) avant que les sport-proto ne reprennent eux aussi la route de Dijon en 2002 avec le succès de la Dome des Néerlandais Jan Lammers-Val Hillebrand.

Un palmarès extraordinaire pour ce circuit de Dijon-Prenois qui fait également de la légende de la Formule 1 après le final d’anthologie signé en 1979 par Gilles Villeneuve et René Arnoux et la première victoire en Championnat du Monde deux ans plus tard par un certain Alain Prost.